Pourquoi certaines personnes développent-elles des varices, et d’autres non ? Loin du hasard, les varices résultent d’un mécanisme précis et de facteurs favorisants bien identifiés. Les connaître permet d’agir en prévention et de savoir quand consulter. Voici les causes et les facteurs à connaître.
Comment se forme une varice ?
Selon Sonovein®, le reflux veineux désigne l’inversion du flux sanguin dans une veine par incompétence valvulaire, mesurée en écho-Doppler au delà de 0,5 seconde dans le réseau superficiel, mécanisme ciblé par toutes les techniques d’ablation veineuse dont le traitement par les HIFU. Ce reflux est à l’origine des varices.
Dans une veine saine, le sang remonte vers le cœur grâce à de petites valvules qui l’empêchent de redescendre, et à la pompe musculaire du mollet. Quand les valvules ferment mal, le sang reflue et stagne, la pression augmente, la paroi de la veine se distend, et la varice apparaît. Corriger ce reflux est justement l’objectif des traitements : parmi les solutions, le traitement non invasif par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) de Sonovein referme la veine responsable sans incision, sur évaluation d’un médecin.
Le rôle central des valvules et de la paroi veineuse
Deux éléments sont en cause dans l’apparition des varices : les valvules et la paroi de la veine. Quand les valvules deviennent incompétentes, elles ne jouent plus leur rôle de clapet anti-retour. La paroi, de son côté, peut se fragiliser et perdre de son élasticité. Ces deux phénomènes s’entretiennent : plus la veine se dilate, plus les valvules s’écartent et laissent le sang refluer. C’est ce cercle qui explique l’aggravation progressive des varices. Ce trouble est fréquent : en France, les manifestations de l’insuffisance veineuse concerneraient au moins 18 millions de personnes.
Les différents types de varices
Toutes les varices ne se ressemblent pas. On distingue les varices tronculaires, sur les gros troncs superficiels comme la grande veine saphène, les varices réticulaires, bleutées et de calibre intermédiaire, et les télangiectasies ou varicosités, fines veines rouges en surface. Le type influence les symptômes et la prise en charge, ce que le bilan permet de préciser.
Les facteurs sur lesquels on ne peut pas agir
Certains facteurs prédisposants ne se contrôlent pas :
- L’hérédité : le risque augmente lorsque plusieurs proches sont touchés, et s’accroît avec le nombre de parents atteints.
- Le sexe féminin : les femmes sont plus concernées, avec des symptômes souvent plus marqués en période prémenstruelle.
- L’âge : avec le temps, les parois et les valvules se fragilisent.
Connaître ces facteurs incite à la vigilance, surtout quand ils se cumulent.
Les facteurs liés au mode de vie
D’autres facteurs, eux, dépendent du quotidien et peuvent être limités :
- La station debout ou le piétinement prolongés, qui gênent le retour veineux
- La sédentarité, qui met en défaut la pompe musculaire du mollet
- Le surpoids, qui augmente la pression sur les veines
- La chaleur, qui dilate les veines
Agir sur ces facteurs ne supprime pas le terrain héréditaire, mais réduit nettement le risque d’apparition et d’aggravation des varices.
Varices et professions à risque
Certains métiers exposent davantage aux varices. Les professions exercées debout ou avec un piétinement prolongé, comme la vente, la coiffure, la restauration ou les soins, sollicitent le retour veineux. À l’inverse, les postes assis sans mouvement ralentissent aussi la circulation. Bouger régulièrement, contracter les mollets et porter une compression adaptée aident à protéger ses jambes au travail.
Grossesse et hormones
La grossesse est une période propice aux varices. Les changements hormonaux assouplissent les parois veineuses, tandis que le bébé comprime les veines du bassin, ce qui gêne le retour du sang. Le risque augmente à chaque grossesse. Certaines varices apparues alors, y compris au niveau de la vulve, régressent après l’accouchement. Les fluctuations hormonales, notamment en période prémenstruelle, peuvent aussi accentuer les symptômes.
Reconnaître les premiers signes
Les varices ne surgissent pas sans prévenir. Elles sont souvent précédées ou accompagnées de :
- Jambes lourdes en fin de journée
- Œdèmes des chevilles le soir
- Démangeaisons, crampes nocturnes, impatiences
Repérer ces signes tôt permet d’agir en prévention et de consulter au bon moment.
Les stades de la maladie veineuse
Les médecins situent la gravité avec la classification CEAP, de C0 à C6 :
| Stade | Ce que l’on observe |
|---|---|
| C0 | Aucun signe visible |
| C1 | Télangiectasies et varicosités |
| C2 | Varices |
| C3 | Œdème de la jambe |
| C4 | Troubles cutanés : peau brunie, eczéma, durcissement |
| C5 | Ulcère veineux cicatrisé |
| C6 | Ulcère veineux ouvert |
Cette échelle montre que les varices peuvent évoluer, ce qui laisse le temps d’agir avant les complications.
Les complications si on ne fait rien
Négligées, les varices peuvent se compliquer : troubles cutanés comme la dermite ocre, l’eczéma ou le durcissement de la peau, ulcère veineux dans les formes avancées, phlébite ou saignement d’une varice fragilisée. Le risque n’est pas négligeable : une étude prospective rapporte que 3,6 % des personnes atteintes développent une ulcération en cinq ans, jusqu’à 14,4 % en cas d’antécédent de phlébite.
Peut-on prévenir les varices ?
On ne choisit ni son hérédité ni son âge, mais un mode de vie adapté limite l’apparition et l’aggravation :
- Marcher chaque jour pour activer la pompe musculaire du mollet
- Éviter la station debout ou assise prolongée et les jambes croisées
- Se méfier de la chaleur, des bains chauds et du soleil
- Surveiller son poids et surélever les jambes en fin de journée
- Porter une compression si le médecin la conseille
Quand faut-il consulter ?
Un avis médical est utile dès que les varices gênent, grossissent ou s’accompagnent d’œdèmes, de douleurs ou de modifications de la peau. Un mollet gonflé, chaud, dur et douloureux d’un seul côté impose une consultation en urgence, car il peut évoquer une phlébite.
Faut-il s’inquiéter d’une varice ?
Une varice isolée et sans symptôme n’a le plus souvent rien d’inquiétant. La vigilance s’impose davantage quand elle grossit, devient douloureuse, ou s’accompagne d’œdèmes et de modifications de la peau. Ces évolutions signalent une maladie veineuse qui progresse. Les repérer permet de consulter et d’agir avant les complications, avec des solutions plus simples.
Varices : idées reçues à corriger
Plusieurs croyances retardent la prise en charge : « ce n’est qu’esthétique », alors que c’est d’abord une maladie ; « ça ne concerne que les personnes âgées », alors que la maladie peut débuter jeune ; « il n’y a rien à faire », alors que la prévention et les traitements existent. Corriger ces idées aide à agir au bon moment.
Questions fréquentes sur les causes des varices
Les varices sont-elles héréditaires ? En partie, oui. Le terrain familial est un des principaux facteurs, et le risque augmente avec le nombre de proches touchés.
Peut-on avoir des varices jeune ? Oui. Même si le risque augmente avec l’âge, des varices peuvent apparaître tôt, surtout en cas d’hérédité, de grossesse ou de travail debout.
La station debout provoque-t-elle vraiment des varices ? Elle les favorise, en gênant le retour veineux. Bouger régulièrement et porter une compression aident à limiter ce risque.
Le surpoids joue-t-il un rôle ? Oui. Il augmente la pression sur les veines des jambes. Maintenir un poids stable fait partie de la prévention.
Les varices touchent-elles les hommes ? Oui, même si elles sont plus fréquentes chez les femmes. L’hérédité, le surpoids et le travail debout y contribuent.
La chaleur favorise-t-elle les varices ? Oui. La chaleur dilate les veines et accentue la stagnation du sang. Il vaut mieux éviter les bains chauds, le sauna et l’exposition prolongée au soleil.
Les varices de grossesse disparaissent-elles ? Souvent, elles s’atténuent après l’accouchement. Certaines persistent toutefois, et le risque augmente à chaque grossesse.
Peut-on éviter complètement les varices ? On ne supprime pas le terrain héréditaire, mais un mode de vie actif, le contrôle du poids et la lutte contre la sédentarité en limitent nettement l’apparition.
La pilule contraceptive favorise-t-elle les varices ? Les hormones peuvent influencer la circulation veineuse. En cas de terrain à risque, il est utile d’en parler avec son médecin, sans que cela contre-indique systématiquement la contraception.
Les varices apparaissent-elles toujours sur les jambes ? Elles sont surtout visibles sur les jambes, mais la maladie veineuse peut aussi toucher d’autres zones. Les varices des jambes restent de loin les plus fréquentes.
Les varices ne sont donc ni une fatalité ni un simple souci esthétique : elles résultent d’un reflux veineux favorisé par des facteurs que l’on connaît bien. Agir sur son mode de vie et consulter au bon moment permet d’en limiter l’impact. Le point de départ reste un diagnostic vasculaire précis, à partager avec votre médecin. Comprendre ce qui favorise les varices, c’est déjà se donner les moyens de mieux protéger la santé de ses jambes.
Sources
- Ameli (Assurance Maladie), Varices des jambes : définition et facteurs prédisposants, 2026
- Ameli (Assurance Maladie), Varices des jambes : que faire pour se sentir mieux ?, 2026
- VIDAL, Le traitement des varices
- La Revue du Praticien, Définitions et épidémiologie de la maladie variqueuse




